Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 09:52

Vous aurez remarqué la nouvelle adresse de ce site : lettres-premieres.fr.

Toutes les lectures analytiques sont en ligne.

Voici quelques éléments permettant de justifier le choix de Zadig en oeuvre complémentaire. Ne retenez que l'essentiel. J'ai présenté certains points sous la forme de la lecture analytique mais, en aucun cas, vous ne serez interrogés sur une oeuvre ou un GT présentés dans les lectures complémentaires.

Pour le roman de Ray Bradbury, je m'en tiens à ce que j'ai dit en cours (être capable de définir une contre utopie, de donner les caractéristiques formelles générales et de pouvoir circuler dans l'oeuvre (prendre quelques exemples illustrant qu'il s'agit d'une contre utopie).

Bon courage !

 

Entre deux révisions :

 

 

 

 

Passages importants choisis dans Zadig de Voltaire et les justifications.

Être capable de dater ce conte philosophe et d’expliquer quelles sont les ressemblances avec Candide (l’humour, l’ironie, la dénonciation des tares de la société) et les différences (Zadig est un sage confronté au manque de sagesse des hommes, il se sert de sa raison, il y a le masque de l’Orient).

 

Premier passage : chapitre 2 « le nez », jugement d’autrui et jugement de soi ?

 

Problématique : Comment démontrer la vanité qu’il y a de juger l’autre sans se juger soi ?

Plan :

I. Juger l’autre est facile :

A. l’indignation vive d’Azora : anecdote, rapportée au style direct, reproches au style narrativisé.

B. L’adoption d’un comportement exemplaire en public permet d’avoir une bonne opinion de soi, en comparaison des autres.

C. le chagrin vite consolé d’Azora / jugement qu’elle porte à propos de son défunt mari. Style narrativisé, enchaînement du dialogue qui montre la logique du raisonnement de la femme.

II. Pourtant se juger soi est difficile et doit faire appel au raisonnement extérieur.

A. La mise en place du stratagème.

B. Comment la femme se fait persuader.

C. Comment Zadig la confond finalement.

 

Introduction : Voltaire crée le genre du conte philosophique avec la parution de Zadig en 1747, dans lequel il narre les aventures et mésaventures d’un personnage qui est sauvé grâce à sa capacité de raisonnement. Le chapitre II qui s’intitule « le nez » raconte comment le personnage résout un problème avec sa femme, grâce à sa raison. Nous chercherons à comprendre comment il démontre la vanité qu’il y a de juger l’autre sans se juger soi. En effet, juger l’autre semble facile ; pourtant se juger est plus malaisé et nécessite un raisonnement extérieur.

 

Conclusion : L’homme juge naturellement son voisin, et se pense meilleur en adoptant une attitude convenue en public ; toutefois, c’est dans le privé que se révèle la réelle nature de chacun, qu’on ne peut accepter de voir qu’une fois pris en faute : c’est la cas d’Azora qui n’aurait jamais pu admettre agir aussi légèrement que sa voisine, la veuve Cosrou. C’est parce qu’il met à profit sa raison que Zadig parvient à éclaircir la vérité et à se tirer d’affaire : il procédera toujours par raisonnement pour avoir gain de cause, comme dans l’épisode du « cheval » au chapitre suivant, dans lequel il réfute l’accusation de vol dont il fait l’objet.

 

Deuxième passage : chapitre 3 « Le cheval »un raisonnement logique pour connaître la vérité.

 

De « Le grand veneur et le premier eunuque ne doutèrent pas… » à « de ne point dire ce qu’il avait vu. »

 

Problématique : Comment un raisonnement logique permet-il de connaître ce qu’on ne sait pas ?

 

Plan :

I. Le texte permet d’une part la satire de la justice

A. Les opposants de Zadig mènent une accusation rapide

B. Par conséquent, ils commettent une erreur judiciaire

C. De plus, nous voyons comment est finalement rendue la justice.

II. Toutefois l’art de bien penser de Zadig lui permet de rétablir la vérité.

A. Il observe les traces de a chienne

B. Il observe les traces du cheval.

C. Il prend ses précautions.

 

Introduction :

            C’est au XVIIIème siècle, grâce aux philosophes des Lumières que la faculté de raison de l’homme est mise en valeur comme pouvant lui permettre de trouver la vérité. Dans Zadig, Voltaire imagine comment son personnage parcourt un voyage initiatique guidé par sa logique. Le chapitre III qui s’intitule « le cheval » narre une mésaventure de Zadig, qui est dans l’obligation de démontrer son innocence face à ses accusateurs. Nous essaierons de comprendre comment un raisonnement logique permet de connaître ce qu’on ne sait pas. Le texte met en opposition une satire implicite de la justice qui ne sait pas raisonner, et la réflexion organisée de Zadig.

 

Conclusion :

            La valorisation du raisonnement logique s’opère grâce à l’opposition entre une justice aveugle qui agit de façon mécanique et sans preuve, et un personnage qui démontre avec prudence son innocence au moyen d’une argumentation précise. Le dénouement de l’affaire laisse toutefois un goût amer au héros éponyme. Suite à cet épisode, Zadig apprendra à se méfier de ceux qui sont jaloux des sages.

 

Les exemples à utiliser :

« Le grand veneur et le premier eunuque ne doutèrent pas » ; négation totale du verbe de doute.

Juxtaposition des phrases, pour montrer la rapidité de l’enchaînement des événements.

« Condamna au knout » « passer le reste de ses jours en Sibérie » ; hyperbole, sévérité, exagération de la peine en proportion de la faute.

« la douloureuse nécessité de réformer leur arrêt » ; adjectif de sentiment, placé par hypallage, décrit le sentiment des juges qui ne supportent pas d’avoir tort.

« mais ils condamnèrent » connecteur d’opposition, qui montre l’illogisme de la réaction des juges face à la réalité.

« Il fallut d’abord payer cette amende ; après quoi il fut permis à Zadig de plaider sa cause » ; les connecteurs de temps indiquent comment raisonnent les juges.

« Etoiles de justice, abîmes de science, miroirs de vérité », énumération d’expressions métaphoriques élogieuses mais ironiques destinées à attirer la bienveillance des juges.

« qui avait la pesanteur du plomb, la dureté du fer, l’éclat du diamant, et beaucoup d’affinité avec l’or » relative, qui énumère des qualités de métal qui sont en même temps des défauts humains.

« la chienne respectable » « le cheval sacré du roi des rois », adjectifs mélioratifs pour conserver les bonnes grâces de l’auditoire.

« le véritable eunuque et le très illustre grand veneur », adjectifs mélioratifs pour conserver les bonnes grâces de l’auditoire.

« des sillons légers et longs, imprimés sur de petites éminences de sable entre les traces de pattes… » détails très précis, observation scientifique, début d’une démonstration.

« m’ont fait connaître que », raisonnement par déduction.

« et comme j’ai remarqué » ajout d’une information basée sur l’observation directe, visuelle.

« j’ai compris que » fin de la démonstration logique.

« un peu boiteuse » « si je l’ose dire » modalisateurs, pour atténuer les propos, ne pas choquer, pour ne pas s’attirer les foudres de l’ « auguste reine ».

« vous saurez que » futur qui exprime l’ordre de façon modérée, verbe de connaissance pour montrer qu’une démonstration est en cours et qu’elle va enseigner la vérité aux auditeurs.

« j’ai aperçu » observation empirique, visuelle.

« les marques des fers d’un cheval » « toutes à égales distances » « la poussière des arbres, dans une route un peu étroite qui n’a que sept pied de large, était un peu enlevée … « observation précise et minutieuse.

« ai-je dit » « voilà » marque de conclusion du raisonnement logique du personnage qui procède par étape. Observation, analyse, interprétation.

« ainsi » « car » « enfin » connecteurs logiques qui organisent la réflexion, l’ordre du raisonnement, irréfutable.

« quoique plusieurs mages opinassent qu’on devait le brûler comme sorcier, le roi ordonna » concession à la raison malgré l’obscurantisme de la superstition. Ironie dans la synonymie « mage » / « sorcier » qui ont le même sens avec deux connotations différentes.

« On lui rendît l’amende de quatre cents onces d’or… ils en retinrent seulement trois cent quatre-vingt-dix-huit pour les frais de justice, et leurs valets demandèrent des honoraires ». Ironie du jugement en faveur de Zadig qui lui coûte plus cher en étant reconnu innocent que coupable.

« Il était dangereux quelquefois d’être trop savant » « se promit de ne point dire ce qu’il avait vu » paradoxe de la vérité qui n’est pas récompensée, justice si injuste qu’elle pousse à mentir.

 

Troisième passage : Argumentation et contre argumentation.

Chapitre X : « L’esclavage.

Fin du chapitre de « Arrivé dans sa tribu… » jusqu’à la fin.

 

Problématique : Comment convaincre qu’on a raison grâce à l’argumentation ?

 

Faire situer le passage. Lecture.

 

Questions : Qui ? Quoi ? Quand ? Où ? Quelle est la forme de discours ? Comment l’argumentation est-elle mise en valeur ?

 

Faire écrire l’introduction :

            Voltaire narre dans Zadig les aventures et mésaventures d’un personnage qui se tire d’affaire en se servant de sa raison et de l’argumentation. Dans le chapitre X « l’esclavage », Zadig défend devant un tribunal la cause de son maître, et l’emporte. Nous chercherons à comprendre comment il a pu convaincre qu’il avait raison, grâce à son argumentation. Le personnage commence par se renseigner pour mettre au point sa stratégie argumentative, puis il argumente et réfute la thèse adverse tour à tour ; cela lui permet de montrer la valeur de la raison.

 

Questions : Qui Zadig défend-il ? Comment prépare-t-il cette défense ?

I. Zadig se renseigne sur l’affaire pour mettre au point une stratégie.

A. Les circonstances de la transaction sont étudiées.

Zadig se renseigne précisément sur les personnes qui ont pris part à la transaction, sur le lieu et le moment où elle s’est déroulée. Le récit de Sétoc, son maître, précise également la somme qu’il a prêtée. Faire relever les exemples et les analyser.

Précision géographique « sur une large pierre, qui est auprès du mont Horeb »

Chiffre précis de la somme prêtée et de sa nature : « cinq cents onces d’argent »

Temps moins précis, il s’est écoulé un moment, puisque les deux témoins sont morts. Information moins importante, dont ne servira pas Zadig.

Interprétation : Avant de pouvoir défendre quelqu’un, le personnage doit accumuler des connaissances sur les circonstances de l’affaire. Ces informations préalables serviront l’argumentation de Zadig, notamment le détail de la pierre.

B. L’enquête sur l’accusé permet de prendre en compte la psychologie de l’adversaire.

De plus, Zadig se renseigne sur la psychologie du voleur, afin de mettre au point son argumentation, de préparer ses arguments, d’envisager la contre argumentation de son adversaire.

Exemples et analyse : On remarque que cette recherche intrigue Sétoc, qui ne sait pas comment répondre à la première question de son esclave : « celui d’un fripon ». Zadig doit reformuler sa question, en proposant plusieurs réponses possibles qui vont guider son interlocuteur et lui permettre de savoir ce qu’il veut : « Mais je vous demande si c’est un homme vif ou flegmatique, avisé ou imprudent. »

Interprétation : Grâce à son insistance, Zadig obtient les renseignements dont il a besoin, malgré la tentation de Sétoc d’insulter seulement son adversaire : « fripon, mauvais payeur. » ce qui ne l’aurait pas aidé à avoir gain de cause. Raisonner n’est pas une évidence pour tout le monde alors que cela se montre plus efficace que la dispute, les insultes.

 

Dernier passage : chapitre XVIII « L’ermite ». Le problème de l’ignorance.

Zadig: chapitre 18, « l'ermite ».

(De "tandis que le Babylonien parlait" à la fin)


Faire situer le passage. Zadig a une destinée en dents de scie, il connaît de nombreuses mésaventures qui lui font croire qu'il vaut mieux être méchant pour être heureux. Il rencontre l'Ermite au sommet des actions incompréhensibles pour Zadig mais il lui explique les raisons quand il jette l'enfant à l'eau. Zadig se révolte donc l'Ermite doit lui révéler son identité (c'est l'ange Jesrad) pour qu'il continue à l'écouter.

Problématique : Comment l’homme peut-il reconnaître le bien du mal ?

 

Faire composer l’introduction :

Zadig de Voltaire se montre comme un conte oriental afin de séduire les lecteurs du XVIIIe siècle, mais c’est pourtant surtout un conte philosophique qui cherche à dégager un enseignement moral. Le chapitre XVIII « l’ermite » est à ce titre emblématique de la réflexion de l’auteur qui médite sur les notions de bien et de mal. En effet, comment reconnaître le bien du mal ? (Pas de plan pour le moment)

Lecture analytique :

Repérer le changement d’apparence de l’ermite, le dévoilement de son identité.

Quelle forme prend le récit ?

Quelle est la forme de discours ?

Quel est l’objectif de l’argumentation explicite de l’ange ?

De quelle philosophie s’inspire Voltaire ?

Quelles réponses l’ange apporte-t-il à Zadig ?

Pourquoi à Zadig uniquement ?

Que veut savoir Zadig ? De quoi s’étonne-t-il ?

Par rapport à la faculté de raison, quelle est la place du destin ? Quelle est la place de l’homme ? Pourquoi y a-t-il le mal ?

Comment réagit Zadig par rapport à l’ange ?

Quel est le rôle de l’ange dans l’œuvre ?

Les procédés argumentatifs de l’ange sont-ils efficaces ? Pourquoi ?

Quel est le genre de l’œuvre ici ? (Apologue)

Faire composer un plan :

I. Un apologue au cœur du conte :

A. Le personnage de l’ange vient éclairer Zadig dans son apprentissage.

B. Un exemplum qui fait réfléchir en profondeur.

C. La nécessité du mal. La philosophie de Leibniz.

II. L’argumentation permet de tirer un enseignement moral.

A. Un dialogue philosophique : questions et réponses.

B. Les procédés de la conviction.

C. le changement de point de vue de Zadig.

 

Donner la conclusion :

Dans Zadig, Voltaire insère un apologue où l’ange Jesrad apprend à Zadig la nécessité du mal grâce à des exemples proposés par l’ermite. La philosophie de Leibniz est reprise par l’être surnaturel qui montre que l’homme ne sait pas tout et ne peut pas juger sans savoir. Le dialogue se fait enseignement moral, et l’argumentation convainc Zadig que tout est nécessaire, que la destinée de l’homme éprouve les hommes justes. Le cynisme de cet enseignement délivré brutalement fait contrepoint à la réflexion progressive de Candide qui tire la même morale de ses errances.

 

 


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