Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 18:56

Je commence par donner l'intégralité des réponses portant sur les exercices de stylistique (pour les deux niveaux) car maîtriser la stylistique est essentiel....

 

Corrigés des exercices portant sur les procédés de style. Manuel Méthodes & Techniques (classes de secondes).

Les figures de style ne sont pas seulement des procédés d’écriture qui donnent plus d’expressivité et de richesse au poète ou au romancier. Elles sont également utilisées dans le langage quotidien, la publicité, le journalisme ou l’argumentation.

L’étude des figures de style ne saurait donc revenir à dresser un catalogue de noms savants et désuets. Elle doit au contraire permettre d’ouvrir les yeux sur des procédés qui sont à la fois obscurs et familiers, de manière à les comprendre et à les utiliser.

Exercice 1

Paul Eluard effectue une anaphore en répétant au début de chaque vers le mot « Paris ». Cette répétition lancinante insiste sur les souffrances endurées par la capitale de la France pendant la Seconde Guerre mondiale.

Exercice 2

La répétition anaphorique de l’expression « lui seul », en tête de proposition, traduit l’admiration affectueuse qu’Octave éprouve pour Coelio, en énumérant les qualités de l’ami disparu (l’amitié, le dévouement, l’amour, le courage). Elle insiste aussi, puisqu’elle contient l’adjectif « seul », sur l’opposition entre les deux amis, le défunt étant seul capable de ce que le survivant ne sait pas faire.

Exercice 3

– «Va, cours, vole, et nous venge»: gradation d’intensité croissante, la phrase insiste sur l’urgence d’agir.

– « Un souffle, une ombre, un rien, tout lui donnait la fièvre » : gradation d’intensité

décroissante, le vers souligne la peur du personnage.

– «Pierre marchait au milieu de ces gens, plus perdu, plus séparé d’eux, plus isolé, plus noyé, dans sa pensée torturante, que si on l’avait jeté à la mer du pont d’un navire » : gradation d’intensité croissante, la gradation isole le personnage au sein de la foule.

– «Ah! Oh ! Je suis blessé, je suis troué, je suis perforé, je suis administré, je suis enterré » : gradation d’intensité croissante, Ubu pastiche l’avare de Molière à travers cette gradation loufoque (« administré »).

Exercice 4 

Les parallélismes créent un effet de symétrie entre les différents groupes de personnages

évoqués ; le premier groupe, ternaire, a ainsi une construction identique au troisième, tandis que le deuxième est binaire. L’ensemble insiste à la fois sur la diversité des attitudes et sur leur similitude : la dernière phrase utilise à trois reprises, sous des formes différentes, les verbes « parler » et « mourir », créant ainsi un effet comique.

Exercice 5

Chacun des titres d’oeuvres de la liste est construit sur une antithèse : les auteurs mettent ainsi en évidence un contraste, une opposition ou un paradoxe.

Exercice 6

On peut facilement opposer la partie gauche et la partie droite de l’image qui peut se voir comme une antithèse (à gauche les verticales des bâtiments, à droite les courbes du visage).

Exercice 7

1. – « Un affreux soleil noir d’où rayonne la nuit » (Hugo)

– « Je suis le parfum

Vivant et défunt

Dans le vent venu. » (Valéry)

– « Cette obscure clarté qui tombe des étoiles.» (Corneille)

– « Je la comparerais à un soleil noir, si l’on pouvait concevoir un astre noir

versant la lumière et le bonheur. » (Baudelaire)

– « … Porte le Soleil noir de la Mélancolie ».

2. « La clarté sombre des réverbères » (Baudelaire), « définitivement inachevé »

(Duchamp), «hâtez-vous lentement» (Boileau). La joie triste… La lumière noire…

La rapidité de la lenteur, etc.

Exercice 8

– Je suis mort de rire. Hyperbole

– Elle est maigre comme un clou. Hyperbole

– Le courage n’est pas son fort. Euphémisme

– Ils ont tout soldé à un prix hallucinant. Hyperbole

– Il est devenu fou de colère. Hyperbole

– Il a recommencé mille fois avant de réussir. Hyperbole

– Il est mort d’une longue et douloureuse maladie. Euphémisme

– Il n’a pas inventé l’eau tiède. Litote

Exercice 9

– « Il écoutait d’une oreille attentive. » « avec attention »

432

– « Étranger dont la voile a si longtemps longé nos côtes » « le navire »

– « Les cuivres et les bois se déchaînèrent » «L’orchestre »

– « Les gens d’ici sont des mauvaises langues. » « médisants »

– « Le mur est gris, la tuile est rousse… » « le toit »

Exercice 10

1. – « Fils spontané de la pierre fendu » = le lézard

– « Une petite main noire et poilue crispée sur des cheveux » = l’araignée posée

sur sa toile

– « Un grain de tabac à ressort » = la puce

– « Cette goutte de lune dans l’herbe » = le ver luisant

2. – Le lézard est caractérisé par sa vivacité (« spontané ») et son lieu d’habitat

(« la pierre »).

– L’araignée est caractérisée par son aspect (« la main noire et poilue ») et son

habitat (la toile comparée à des cheveux).

– La puce est caractérisée par sa couleur (« tabac »), sa taille (« grain ») et sa vivacité

(« ressort »).

– Le ver luisant est caractérisé par son aspect (« goutte »), sa luminosité (« lune »)

et son habitat (« l’herbe »).

Exercice 11

– Tu peux être sûr que je vais bien le recevoir ! =  Je vais lui faire un mauvais

accueil.

– C’est un très bel art que la guerre.= L’art de la guerre est effroyable.

– Quel doux bruit de moteur != Que ce moteur est bruyant !

– Je l’aime beaucoup, ton nouvel ami. Il a vraiment belle allure != Je n’aime pas

ton nouvel ami.

– Votre exposé était lumineux. Quel éblouissement != Votre exposé n’était pas

clair. Nous n’y avons rien compris.

Vers le bac

1. et 2. – Les figures d’insistance : l’anaphore est bien sûr présente dans le discours

de Hugo, avec l’expression « Un jour viendra ». Ce procédé permet à Hugo

de mettre l’accent sur sa vision de lendemains meilleurs, participant ainsi à la

force de persuasion du texte, tout en lui imprimant un rythme obsédant, incantatoire.

– Les figures d’opposition : « il n’y aura plus d’autre champ de bataille que les

marchés s’ouvrant au commerce»: les antithèses créent un contraste entre le passé

(le « champ de bataille ») et l’avenir (« les marchés s’ouvrant au commerce ») ;

elles sont préparées par l’anaphore « Un jour viendra ».

– Les figures de substitution : « entre Paris et Londres…»: synecdoque désignant

les pays ou les régions par le nom de leur capitale ; « vous France, vous Russie,

vous Italie…»: métonymie désignant les nations par le nom du territoire qu’elles

occupent.


Corrigé des exercices portant sur la stylistique (manuel Méthodes & pratiques, classes de premières).


1. Distinguer les figures.

par analogie

 a. et b. sont traités ensemble.

 Texte 1 Paris (comparé) est ici évoqué dans sa dualité de ville foisonnante et destructrice par la métaphore filée d’un champ (comparant) sans cesse renaissant, agité par une tempête d’intérêts et moissonné par la mort. Cette tempête des intérêts et la mort comme « faucheuse » sont des allégories. L’assimilation des hommes (comparé)

à des épis moissonnés et toujours renaissants (comparant) est en revanche une métaphore.

 Texte 2 La personnification des éléments de la nature (l’onde calme […] où dorment les étoiles) et la comparaison d’Ophélia (comparé) à un grand lys (comparant) opèrent une fusion poétique entre la nature et l’humain dans une atmosphère magique et pure.

Texte 3 Filer la métaphore animale de la carpe (comparant) permet à Proust de faire de M. de Palancy (comparé) un portrait comique qui manifeste quelques-uns de ses tics.

 Texte 4 L’allégorie du pessimisme (comparé), gratte-ciel dans la banlieue de l’âme (comparant), donne de ce sentiment l’image d’une modernité sinistre en l’assimilant à une ville aussi immense que déserte.

 Texte 5 Une personnification fait de la ville déserte (comparé) une belle femme (comparant) aux paupières de sommeil blessé, et de ses pierres des sentinelles plus fidèles que les hommes assimilés par une métaphore à de frêles feuillages. Dans un vers précédent du même poème, les arbres étaient personnifiés comme le peuple de

la ville.

2. Étudier des figures

par substitution

a. et b. sont traités ensemble.

Texte 1 Il s’agit d’une métonymie de l’organe (l’oeil) pour la faculté (la vue).

Texte 2 C’est une métonymie du contenant (le verre) pour le contenu de celui-ci.

Texte 3 La Maison Blanche, le Vatican et l’Élysée sont des métonymies du lieu pour le pouvoir (ou la personne) qui y siège. Le Premier ministre est une périphrase pour désigner celui qui exerce cette charge.

Texte 4 La poupe est une synecdoque courante d’une partie du navire pour le tout.

Texte 5 La barbe, synecdoque de la partie pour le tout (l’homme), est ici l’emblème du « sexe fort » selon Arnolphe.

Texte 6 La périphrase Un mal qui répand la terreur permet de retarder, dans une intention de dramatisation, la nomination de la Peste. On notera également la métonymie du Ciel pour la divinité qui est supposée y résider, et de la terre pour ses habitants : l’opposition entre les deux n’en est que plus marquée.

Texte 7 Le numéro du programme vaut pour le morceau de musique que ce programme signale : il s’agit d’une métonymie. Le violon, métonymie du violoniste, acquiert une sorte d’autonomie magique par rapport à l’instrumentiste.

3. Analyser des figures

par opposition

Texte 1 L’oxymore Cette obscure clarté est ici un raccourci poétique qui condense deux images (celle de la nuit et celle des étoiles) en une seule.

Texte 2 C’est par une ironique antiphrase (ces généreux coups) que sont dénoncés dans ces vers les crimes de Pyrrhus lors du sac de Troie.

Texte 3 C’est par l’intermédiaire d’une double antithèse (puissant / misérable, blanc / noir) qu’est mis en évidence le caractère injuste parce qu’inégalitaire des jugements de Cour.

Texte 4 Ce paradoxe est un des nombreux traits d’esprit (formules amusantes par leur caractère surprenant) du Mariage de Figaro.

Texte 5 L’opposition entre jeunes gens et vieillards et l’éloge de ces derniers sont soulignés par le chiasme des deux derniers vers (flamme / jeunes gens, vieillards / lumière). On notera également la forte antithèse entre jours éternels et jours changeants qui précise la dimension temporelle supérieure dans laquelle Victor Hugoplace les vieillards.

4. Étudier les figures de

l’amplification et de l’atténuation

a. Texte 1 L’anacoluthe renforce ici la rupture que n’eût pas manqué d’engendrer dans l’histoire des hommes le nez de Cléopâtre s’il eût été plus court.

Texte 2 La litote laisse entendre, tout en préservant les bienséances, l’amour de Chimène pour Rodrigue.

Texte 3 La violence des imprécations de Camille contre sa patrie est ici amplifiée par l’anaphore

Rome…, Rome…

Texte 4 L’euphémisme (Elle a vécu pour Elle est morte) adoucit l’évocation du sort fatal de

Myrto.

Texte 5 Toute la fantaisie verbale de Cyrano éclate

dans cette gradation (roc, pic, cap, péninsule) de la célèbre « tirade des nez ».

Texte 6 Dans ce passage, les hyperboles (bataille formidable, déluge) confèrent au récit d’une rixe entre lavandières une dimension épique.

b. VERS L’ÉCRITURE D’INVENTION

Critères d’évaluation Le paragraphe pourra être présenté comme un discours devant une assemblée et comportera alors différents procédés de l’éloquence (se reporter au chapitre 17 du livre de l’élève).

Le paragraphe devra comporter une progression sous la forme d’une gradation.

– Il présentera des hyperboles et au moins une

anaphore.

– Exemples de thèmes : la désaffection des urnes,

l’urbanisme sauvage des zones commerciales, le

chômage des jeunes.

5. Commenter des images

Les réponses sont données dans le corrigé de

l’exercice 1.

6. Interpréter une peinture

 a. La justice et ses pouvoirs sont symbolisés par un personnage féminin (à la référence classique à la déesse grecque de la Justice, Thémis, s’ajoute ici une référence à la Vierge Marie, mais peut-être aussi à la République de Venise) porteur d’une couronne et d’une épée (symboles de l’autorité) et d’une balance (symbole d’équité).

b. Les lions, gardiens de la Justice, représentent, d’après le titre du tableau, les archanges Michel et Gabriel, mais sont aussi les symboles de la République de Venise.

7. Étudier le pouvoir de la métaphore et de la comparaison

 a. Le pain fait l’objet de différentes comparaisons ou métaphores dans ce poème, mais il est principalement et continûment assimilé à une planète dont sont décrits successivement la surface (paragraphe 1), la création (paragraphe 2), le sous-sol (paragraphe 3).

b. Métaphores et comparaisons ne cessent de métamorphoser le pain. Elles le transforment successivement :

– en un objet d’émerveillement par la vision quasi panoramique (l. 2) du relief montagneux de sa croûte (La surface du pain est merveilleuse, ou par celle de sa cuisson cosmique dans lefour stellaire (l. 7) ;

– en un objet de léger dégoût par l’évocation de la mollesse ignoble de son lâche et froid sous-sol, la mie (comparée à une éponge, à des feuilles, des fleurs, des soeurs siamoises, l. 12-17) ;

– en un objet de consommation mais aussi de plaisanterie dans le dernier paragraphe (où le poète joue sur les mots dans l’expression le paindoit être dans notre bouche, l. 21). Le lecteur est ainsi invité à consommer le pain et le poème, les mots et les choses avec la même gourmandise.

c. VERS L’ÉCRITURE D’INVENTION

 Critères d’évaluation On pourra suggérer une méthode pour aborder ces objets familiers :

– prendre en note leurs différents aspects (extérieur / intérieur, forme, couleur, consistance, saveur, utilisation, « durée de vie ») ;

– recherche des comparaisons et métaphores qui permettront de rendre compte de ces différents aspects et de les transformer ;

– assembler ces éléments dans un texte cohérent en suivant un ordre précis (de l’extérieur à l’intérieur, de la naissance à la mort).

 Prolongement. On pourra comparer les textes obtenus avec d’autres poèmes de Francis Ponge comme ceux consacrés, dans Le Parti pris de choses, à l’huître (livre de l’élève, p. 270), au cageot (livre de l’élève, p. 377), à la bougie ou à l’orange.

8. Analyser le jeu des métaphores et des antithèses

 a. La métaphore du roseau pensant (l. 2) appliquée à l’homme en souligne d’emblée la « contrariété ». Une antithèse précise et renforce cette double nature : elle oppose la restriction L’homme n’est qu’un roseau (l. 1), qui met en évidence sa fragilité physique, à la correction mais c’est un roseau pensant (l. 2), qui marque la

dignité que lui confère son esprit.

 b. L’ensemble du fragment est structuré par des antithèses qui s’inscrivent dans une série de renversements.

À la précarité et à la finitude caractéristiques de la condition de l’homme (une goutte d’eau suffit pour le tuer, l. s’oppose la noblesse qu’il tire de la conscience de cette condition (l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue, puisqu’il sait qu’il meurt, l. 5-6). L’antithèse est double : l’homme est impuissant et la nature toute-puissante, mais l’homme le sait alors que L’univers n’en sait rien (l. 8). Une autre opposition concerne le temps et la durée : l’homme n’a, dans ces deux dimensions, qu’une place dérisoire (il ne saurait les remplir, l. 12), alors que l’univers est infini et éternel. Ce qui relève l’homme, en revanche, et lui confère sa dignité particulière, c’est sa capacité à penser, alors que le reste de l’univers n’a pas de conscience, de pensée, de savoir. D’où la conclusion donnée dans le dernier paragraphe sous la forme d’une maxime : Toute notre dignité consiste donc en la pensée (l. 9) et d’une injonction : Travaillons donc à bien penser : voilà le principe de la morale (l. 12-13).

c. VERS LE COMMENTAIRE

La phrase suivante pourrait introduire le paragraphe regroupant les réponses ici données aux

questions a. et b. : Dans ce fragment des Pensées, Blaise Pascal recourt à un réseau dense d’images et d’antithèses pour éclairer la double nature de l’homme et sa place dans l’univers.

Évaluation Livre de l’élève, p. 107

 Texte : Céline, Voyage au bout de la nuit

(1932)

COMPRÉHENSION

 1. La métaphore hyperbolique qui ouvre l’extrait et fait du colonel un monstre donne le ton et précise d’emblée l’intention du texte : présenter la guerre comme une imbécillité infernale (l. 6) causée par des êtres déraisonnables. C’est ce que confirment les comparaisons : pour Bardamu, le colonel est pire qu’un chien (l. 1-2) et les combattants sont plus enragés que mille chiens et tellement plus vicieux ! (l. 16). La folie de la guerre est encore soulignée ironiquement par une autre comparaison : les combattants sont enfermés sur la terre, comme dans un cabanon (l. 13). Le thème est développé par l’hyperbole et la gradation dans l’expression : deux millions de fous héroïques et déchaînés et armés jusqu’aux cheveux (l. 10-11), ainsi que par la longue phrase énumérative et accumulative du deuxième paragraphe : Avec casques, sans casques… et tellement plus vicieux (l. 11-16). Les nombreuses gradations donnent un caractère universel à cette folie furieuse : (à propos du nombre de soldats) Un, deux, plusieurs millions peut-être en tout ? (l. 4-5) ; (à propos de leur fureur de destruction) cent, mille fois plus enragés que mille chiens (l. 16). La dernière phrase métaphorique et hyperbolique fait de l’engagement de Bardamu dans la guerre un embarquement dans une croisade apocalyptique (l. 17). Ces différents procédés permettent une amplification épique et tragique des effets de la guerre de masse mais introduisent également un

registre satirique. L’oxymore fous héroïques (l. 10) et l’antiphrase Nous étions jolis ! (l. 17) marquent clairement

un jugement ironique sur la guerre en s’attaquant à la mythologie des héros qui accompagne traditionnellement la représentation littéraire des batailles. Dans un renversement complet des valeurs, Bardamu confessant sa peur et sa lâcheté paraît raisonnable, tandis que les combattants et ceux qui les mènent aux combats

sont présentés comme des enragés.

VERS L’ÉCRITURE D’INVENTION

 Suggestions Pour argumenter on pensera non seulement à la destruction de jeunes vies mais à

 la difficulté de trouver des raisons valables à un conflit né de l’antagonisme des nationalismes et

des impérialismes. On prendra aussi en compte les conséquences à court et moyen terme de la guerre à l’échelle

personnelle, sociale, économique. On ne s’interdira pas de reprendre certaines formules du texte support mais on essaiera de renouveler les métaphores et les comparaisons. On pourra par exemple faire de la guerre, par

allégorie, une grande faucheuse d’hommes et on n’hésitera pas à filer cette analogie.

On pourra aussi opposer dans des antithèses la sagesse de la paix à la folie de la guerre. On pourra enfin utiliser l’apostrophe, l’anaphore et la gradation pour sensibiliser des lycéens :

« Lycéens, vous rêvez de la guerre, vous voulez la faire, vous la voyez grandiose, vous la trouvez

sublime. »

On conclura le discours par une dernière image qui fera perdre à la guerre tous ses attraits héroïques.


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