Bilan chiffré :
Moyenne obtenue : 14,37.
Note mini : 11
Note maxi : 19,5
Entre 15 et 19,5 : 13
Lundi : analyse des fiches (qualités/défauts).
Bilan chiffré :
Moyenne obtenue : 14,37.
Note mini : 11
Note maxi : 19,5
Entre 15 et 19,5 : 13
Lundi : analyse des fiches (qualités/défauts).
Nous n'avons pas pu nous voir cet après-midi...
Merci de faire passer ces informations par votre réseau social préféré...
Je vous aurais distribué mon descriptif que vous pouvez télécharger et imprimer ici.
Voici ce que je vous aurais dit pour finir ma séquence :
- sur Zadig, vous avez tout en ligne, relisez le cours.
- sur le philosophe des Lumières :
Quelques informations essentielles sur L'Encyclopédie que je vous demande de lire à
cette page.
La fin de mon cours sur la philosophie des Lumières.
Contexte historique :
1715 : mort de Louis XIV et début du mouvement des Lumières.
1750-1762 : apogée du mouvement avec la publication de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert.
A partir de 1762 : les idées des Lumières sont diffusées dans une large partie de la population alors que jusque là elles n’étaient connues que par l’élite.
Contexte social
On assiste au XVIII°siècle à une profonde transformation de la vie culturelle : une véritable opinion publique se constitue, indépendante du pouvoir politique en place. (Ce phénomène ne concerne pas vraiment le peuple, trop peu alphabétisé.)
Ecrire tend à devenir une profession indépendante. De plus en plus d’écrivains, comme le dramaturge Beaumarchais, luttent pour faire reconnaître leurs droits. Certains parviennent à vivre de leur plume (Voltaire), ce qui garantit l’indépendance de leur pensée.
Le livre a une plus large diffusion : le nombre d’ouvrages et le nombre d’exemplaires pour chaque ouvrage augmente considérablement. On voit apparaître des exemplaires brochés (ex. la Bibliothèque bleue de Troyes) qui circulent dans les couches sociales moins favorisées et sont lus à haute voix à ceux, nombreux, qui ne savent pas lire.
Les lieux de rencontre et d’échange d’idées entre personnes cultivées se multiplient, autant dans la sphère privée (par ex. le salon de Mme Du Deffand ou celui de Mme Geoffrin) que dans la sphère publique (cafés comme le café de la Régence évoqué par Diderot au début du Neveu de Rameau, ou clubs).
Les gazettes et les périodiques prennent le relais des conversations : les débats d’idées sortent ainsi du milieu restreint des salons privés. Le premier quotidien en France, Le Journal de Paris paraît en 1777.
La correspondance a également une large place dans la diffusion des idées nouvelles, à l’intérieur et à l’extérieur du territoire français. Elle prolonge par écrit les conversations. (Voltaire écrit près de vingt mille lettres à plus de sept cent destinataires différents parmi lesquels Catherine II, impératrice de Russie et Frédéric II de Prusse.)
Les conversations trouvent un écho dans la littérature sous la forme de dialogues philosophiques (Diderot affectionne ce genre : cf. Supplément au voyage de Bougainville ou Le neveu de Rameau )
Je vous donne la version papier de votre descriptif lundi 30. En attendant, voici la version que vous pouvez consulter et imprimer pour continuer vos révisions.
Attention, pour accéder aux lectures analytiques, il faut se rendre sur la page intitulée "Descriptif des activités..." et
non cliquer sur les liens de cette page d'article.
Descriptif des activités et des lectures. Oral blanc des 23 janvier 2012 et jeudi 2 février 2012. Premières C (ES) et D (S).
Lycée Mongazon, Angers. M. Oger.
NOTE : les extraits des films peuvent être visionnés à l’adresse suivante : http://www.dailymotion.com/cinemacinemas
Séquence 1 : l’apologue.
Objet d’étude : convaincre, persuader, délibérer.
Problématique : par quels moyens l’apologue parvient-il à faire réfléchir ?
ACTIVITÉS PRÉLIMINAIRES.
À partir du groupement suivant : Esope, L’aigle et la renarde ; Saint Luc, La parabole du riche et de Lazare ; Voltaire, L’histoire du bon Bramin et Le pouvoir des fables, La Fontaine, définir quelles sont les caractéristiques formelles de l’apologue et pour quelles raisons il est un moyen particulièrement efficace pour faire réfléchir.
LECTURES ANALYTIQUES.
Cinq fables de Jean de la Fontaine.
“Les Animaux malades de la peste”.
“Le Loup et l'agneau”.
“La Laitière et le pot à lait”.
“Le
Curé et le mort”.
“Le pouvoir des fables”.
ACTIVITÉS COMPLÉMENTAIRES.
Analyse d'apologues contemporains : La Fourmi et la Cigale d'Andrée Chedid, deux planches de bandes dessinées (Quino et Art Spiegelman).
L'apport de Jean de La Fontaine : comparaison de la fable "Le corbeau et le renard" avec celles écrites par Esope et Phèdre.
Analyse de séquences tirées de l’émission “Bouillon de culture” de janvier 1995 : de quelle façon les candidats à l’élection présidentielle de 1995 “récupèrent”-ils Jean de la Fontaine ? ; que retient le comédien Fabrice Luchini des fables de La Fontaine ?
Sélection personnelle de fables par l’élève :
Séquence 2 : l’utopie et la contre utopie.
Objets d’étude : convaincre, persuader, délibérer, un mouvement culturel et littéraire.
Problématiques : quels espoirs sont livrés dans les utopies, les limites de ces utopies et leurs dérives ravageuses.
LECTURES ANALYTIQUES.
Rabelais, Gargantua.
Rabelais, Pantagruel.
Thomas More, L’utopie.
Chapitre 1, Candide, Voltaire.
Chapitre 18, Candide, Voltaire.
Chapitre 30, Candide, Voltaire.
Les cinq cents millions de la Bégum, Jules Verne.
Candide constitue l’oeuvre intégrale de cette séquence.
LECTURES COMPLÉMENTAIRES.
L’Utopie, extrait du livre II.
Lecture cursive obligatoire de Fahrenheit 451 de Ray Bradbury et de Zadig de Voltaire (les passages suivants de l’oeuvre ont été commentés : chapitres II, III, X et XVIII).
ACTIVITÉS COMPLÉMENTAIRES.
Visionnage de deux extraits tirés du film Fahrenheit 451 de François Truffaut (1966). Analyse de la séquence liminaire.
Visionnage des extraits des films suivants : Brazil de Terry Gilliam (1984), 1984 de Mickael Radford (1984). Après le visionnage, les points suivants ont été abordés et analysés : les caractéristiques de ces contre utopies, les leçons des œuvres d’anticipation, des lendemains inquiétants qui se profilent déjà ou des visions purement délirantes ?, les « dictatures de l’information ».
Je remets en ligne ce vade mecum du candidat sérieux à l'épreuve orale (blanche) du baccalauréat.
Plus moyen de reculer, faites face...
Quelques conseils, les derniers.
Avant.
Avez-vous bien tous vos textes, toutes vos oeuvres intégrales et complémentaires ?
Avez-vous vérifié votre heure de passage, la salle ?
Couchez-vous tôt.
Pendant.
Un oral commence dès votre entrée dans la salle et s'arrête avec votre sortie de la salle, hors de la vue et de l'écoute de l'examinateur : n'envoyez pas de signes négatifs, ne vous "cassez" pas vous-même (restez patient et calme dans le couloir, ne dévisagez pas l'examinateur en pensant "il est moins beau que M. X ou Mme Y"). L'oral examine le contenu et la forme
N'hésitez pas à vous faire préciser la question posée.
Ne restez pas muet, procédez par approches "c'est sans doute ce point que vous voulez aborder ?"
Utilisez (au bon moment) tout ce que l'on a vu, tout ce que vous avez fait par vous-même : au fait, vous avez écrit sans faire de fautes les fables sélectionnées ?
Soyez dynamique et convaincant (mais pas prétentieux, ne regardez pas votre examinateur en pensant "comment peut-on poser de telles questions....?").
Ne tapez pas sur votre professeur ("c'est de sa faute si je ne sais pas, le pauvre manquait de talent...").
Ne pleurez pas, ça ne marche pas (munissez-vous de mouchoirs en papier tout de même).
Buvez, éliminez (au bon moment, repérez où se trouvent les toilettes...). Je sais, on dirait une pub Vittel.
Ne soyez pas trop décontracté non plus (pas de machouillages, de vocabulaire familier, d'attitudes désinvoltes...). Adoptez une tenue vestimentaire correcte (pas de messages sur vos vêtements, pas de tenue de surfeur, de joggeur, de rapeur, ou de tenues trop légères...)
Éteignez vos portables.
Après.
Reprenez une vie normale.
BON COURAGE !
Vous aurez remarqué la nouvelle adresse de ce site : lettres-premieres.fr.
Toutes les lectures analytiques sont en ligne.
Voici quelques éléments permettant de justifier le choix de Zadig en oeuvre complémentaire. Ne retenez que l'essentiel. J'ai présenté certains points sous la forme de la lecture analytique mais, en aucun cas, vous ne serez interrogés sur une oeuvre ou un GT
présentés dans les lectures complémentaires.
Pour le roman de Ray Bradbury, je m'en tiens à ce que j'ai dit en cours (être capable de définir une contre utopie, de donner les caractéristiques formelles générales et de pouvoir circuler dans l'oeuvre (prendre quelques exemples illustrant qu'il s'agit d'une contre utopie).
Bon courage !
Entre deux révisions :
Bande Annonce 2012 from Premiers Plans on Vimeo.
Passages importants choisis dans Zadig de Voltaire et les justifications.
Être capable de dater ce conte philosophe et d’expliquer quelles sont les ressemblances avec Candide (l’humour, l’ironie, la dénonciation des tares de la société) et les différences (Zadig est un sage confronté au manque de sagesse des hommes, il se sert de sa raison, il y a le masque de l’Orient).
Premier passage : chapitre 2 « le nez », jugement d’autrui et jugement de soi ?
Problématique : Comment démontrer la vanité qu’il y a de juger l’autre sans se juger soi ?
Plan :
I. Juger l’autre est facile :
A. l’indignation vive d’Azora : anecdote, rapportée au style direct, reproches au style narrativisé.
B. L’adoption d’un comportement exemplaire en public permet d’avoir une bonne opinion de soi, en comparaison des autres.
C. le chagrin vite consolé d’Azora / jugement qu’elle porte à propos de son défunt mari. Style narrativisé, enchaînement du dialogue qui montre la logique du raisonnement de la femme.
II. Pourtant se juger soi est difficile et doit faire appel au raisonnement extérieur.
A. La mise en place du stratagème.
B. Comment la femme se fait persuader.
C. Comment Zadig la confond finalement.
Introduction : Voltaire crée le genre du conte philosophique avec la parution de Zadig en 1747, dans lequel il narre les aventures et mésaventures d’un personnage qui est sauvé grâce à sa capacité de raisonnement. Le chapitre II qui s’intitule « le nez » raconte comment le personnage résout un problème avec sa femme, grâce à sa raison. Nous chercherons à comprendre comment il démontre la vanité qu’il y a de juger l’autre sans se juger soi. En effet, juger l’autre semble facile ; pourtant se juger est plus malaisé et nécessite un raisonnement extérieur.
Conclusion : L’homme juge naturellement son voisin, et se pense meilleur en adoptant une attitude convenue en public ; toutefois, c’est dans le privé que se révèle la réelle nature de chacun, qu’on ne peut accepter de voir qu’une fois pris en faute : c’est la cas d’Azora qui n’aurait jamais pu admettre agir aussi légèrement que sa voisine, la veuve Cosrou. C’est parce qu’il met à profit sa raison que Zadig parvient à éclaircir la vérité et à se tirer d’affaire : il procédera toujours par raisonnement pour avoir gain de cause, comme dans l’épisode du « cheval » au chapitre suivant, dans lequel il réfute l’accusation de vol dont il fait l’objet.
Deuxième passage : chapitre 3 « Le cheval »un raisonnement logique pour connaître la vérité.
De « Le grand veneur et le premier eunuque ne doutèrent pas… » à « de ne point dire ce qu’il avait vu. »
Problématique : Comment un raisonnement logique permet-il de connaître ce qu’on ne sait pas ?
Plan :
I. Le texte permet d’une part la satire de la justice
A. Les opposants de Zadig mènent une accusation rapide
B. Par conséquent, ils commettent une erreur judiciaire
C. De plus, nous voyons comment est finalement rendue la justice.
II. Toutefois l’art de bien penser de Zadig lui permet de rétablir la vérité.
A. Il observe les traces de a chienne
B. Il observe les traces du cheval.
C. Il prend ses précautions.
Introduction :
C’est au XVIIIème siècle, grâce aux philosophes des Lumières que la faculté de raison de l’homme est mise en valeur comme pouvant lui permettre de trouver la vérité. Dans Zadig, Voltaire imagine comment son personnage parcourt un voyage initiatique guidé par sa logique. Le chapitre III qui s’intitule « le cheval » narre une mésaventure de Zadig, qui est dans l’obligation de démontrer son innocence face à ses accusateurs. Nous essaierons de comprendre comment un raisonnement logique permet de connaître ce qu’on ne sait pas. Le texte met en opposition une satire implicite de la justice qui ne sait pas raisonner, et la réflexion organisée de Zadig.
Conclusion :
La valorisation du raisonnement logique s’opère grâce à l’opposition entre une justice aveugle qui agit de façon mécanique et sans preuve, et un personnage qui démontre avec prudence son innocence au moyen d’une argumentation précise. Le dénouement de l’affaire laisse toutefois un goût amer au héros éponyme. Suite à cet épisode, Zadig apprendra à se méfier de ceux qui sont jaloux des sages.
Les exemples à utiliser :
« Le grand veneur et le premier eunuque ne doutèrent pas » ; négation totale du verbe de doute.
Juxtaposition des phrases, pour montrer la rapidité de l’enchaînement des événements.
« Condamna au knout » « passer le reste de ses jours en Sibérie » ; hyperbole, sévérité, exagération de la peine en proportion de la faute.
« la douloureuse nécessité de réformer leur arrêt » ; adjectif de sentiment, placé par hypallage, décrit le sentiment des juges qui ne supportent pas d’avoir tort.
« mais ils condamnèrent » connecteur d’opposition, qui montre l’illogisme de la réaction des juges face à la réalité.
« Il fallut d’abord payer cette amende ; après quoi il fut permis à Zadig de plaider sa cause » ; les connecteurs de temps indiquent comment raisonnent les juges.
« Etoiles de justice, abîmes de science, miroirs de vérité », énumération d’expressions métaphoriques élogieuses mais ironiques destinées à attirer la bienveillance des juges.
« qui avait la pesanteur du plomb, la dureté du fer, l’éclat du diamant, et beaucoup d’affinité avec l’or » relative, qui énumère des qualités de métal qui sont en même temps des défauts humains.
« la chienne respectable » « le cheval sacré du roi des rois », adjectifs mélioratifs pour conserver les bonnes grâces de l’auditoire.
« le véritable eunuque et le très illustre grand veneur », adjectifs mélioratifs pour conserver les bonnes grâces de l’auditoire.
« des sillons légers et longs, imprimés sur de petites éminences de sable entre les traces de pattes… » détails très précis, observation scientifique, début d’une démonstration.
« m’ont fait connaître que », raisonnement par déduction.
« et comme j’ai remarqué » ajout d’une information basée sur l’observation directe, visuelle.
« j’ai compris que » fin de la démonstration logique.
« un peu boiteuse » « si je l’ose dire » modalisateurs, pour atténuer les propos, ne pas choquer, pour ne pas s’attirer les foudres de l’ « auguste reine ».
« vous saurez que » futur qui exprime l’ordre de façon modérée, verbe de connaissance pour montrer qu’une démonstration est en cours et qu’elle va enseigner la vérité aux auditeurs.
« j’ai aperçu » observation empirique, visuelle.
« les marques des fers d’un cheval » « toutes à égales distances » « la poussière des arbres, dans une route un peu étroite qui n’a que sept pied de large, était un peu enlevée … « observation précise et minutieuse.
« ai-je dit » « voilà » marque de conclusion du raisonnement logique du personnage qui procède par étape. Observation, analyse, interprétation.
« ainsi » « car » « enfin » connecteurs logiques qui organisent la réflexion, l’ordre du raisonnement, irréfutable.
« quoique plusieurs mages opinassent qu’on devait le brûler comme sorcier, le roi ordonna » concession à la raison malgré l’obscurantisme de la superstition. Ironie dans la synonymie « mage » / « sorcier » qui ont le même sens avec deux connotations différentes.
« On lui rendît l’amende de quatre cents onces d’or… ils en retinrent seulement trois cent quatre-vingt-dix-huit pour les frais de justice, et leurs valets demandèrent des honoraires ». Ironie du jugement en faveur de Zadig qui lui coûte plus cher en étant reconnu innocent que coupable.
« Il était dangereux quelquefois d’être trop savant » « se promit de ne point dire ce qu’il avait vu » paradoxe de la vérité qui n’est pas récompensée, justice si injuste qu’elle pousse à mentir.
Troisième passage : Argumentation et contre argumentation.
Chapitre X : « L’esclavage.
Fin du chapitre de « Arrivé dans sa tribu… » jusqu’à la fin.
Problématique : Comment convaincre qu’on a raison grâce à l’argumentation ?
Faire situer le passage. Lecture.
Questions : Qui ? Quoi ? Quand ? Où ? Quelle est la forme de discours ? Comment l’argumentation est-elle mise en valeur ?
Faire écrire l’introduction :
Voltaire narre dans Zadig les aventures et mésaventures d’un personnage qui se tire d’affaire en se servant de sa raison et de l’argumentation. Dans le chapitre X « l’esclavage », Zadig défend devant un tribunal la cause de son maître, et l’emporte. Nous chercherons à comprendre comment il a pu convaincre qu’il avait raison, grâce à son argumentation. Le personnage commence par se renseigner pour mettre au point sa stratégie argumentative, puis il argumente et réfute la thèse adverse tour à tour ; cela lui permet de montrer la valeur de la raison.
Questions : Qui Zadig défend-il ? Comment prépare-t-il cette défense ?
I. Zadig se renseigne sur l’affaire pour mettre au point une stratégie.
A. Les circonstances de la transaction sont étudiées.
Zadig se renseigne précisément sur les personnes qui ont pris part à la transaction, sur le lieu et le moment où elle s’est déroulée. Le récit de Sétoc, son maître, précise également la somme qu’il a prêtée. Faire relever les exemples et les analyser.
Précision géographique « sur une large pierre, qui est auprès du mont Horeb »
Chiffre précis de la somme prêtée et de sa nature : « cinq cents onces d’argent »
Temps moins précis, il s’est écoulé un moment, puisque les deux témoins sont morts. Information moins importante, dont ne servira pas Zadig.
Interprétation : Avant de pouvoir défendre quelqu’un, le personnage doit accumuler des connaissances sur les circonstances de l’affaire. Ces informations préalables serviront l’argumentation de Zadig, notamment le détail de la pierre.
B. L’enquête sur l’accusé permet de prendre en compte la psychologie de l’adversaire.
De plus, Zadig se renseigne sur la psychologie du voleur, afin de mettre au point son argumentation, de préparer ses arguments, d’envisager la contre argumentation de son adversaire.
Exemples et analyse : On remarque que cette recherche intrigue Sétoc, qui ne sait pas comment répondre à la première question de son esclave : « celui d’un fripon ». Zadig doit reformuler sa question, en proposant plusieurs réponses possibles qui vont guider son interlocuteur et lui permettre de savoir ce qu’il veut : « Mais je vous demande si c’est un homme vif ou flegmatique, avisé ou imprudent. »
Interprétation : Grâce à son insistance, Zadig obtient les renseignements dont il a besoin, malgré la tentation de Sétoc d’insulter seulement son adversaire : « fripon, mauvais payeur. » ce qui ne l’aurait pas aidé à avoir gain de cause. Raisonner n’est pas une évidence pour tout le monde alors que cela se montre plus efficace que la dispute, les insultes.
Dernier passage : chapitre XVIII « L’ermite ». Le problème de l’ignorance.
Zadig: chapitre 18, « l'ermite ».
(De "tandis que le Babylonien parlait" à la fin)
Faire situer le passage. Zadig a une destinée en dents de scie, il connaît de nombreuses mésaventures qui lui font croire qu'il vaut mieux être méchant pour être heureux. Il
rencontre l'Ermite au sommet des actions incompréhensibles pour Zadig mais il lui explique les raisons quand il jette l'enfant à l'eau. Zadig se révolte donc l'Ermite doit lui révéler son
identité (c'est l'ange Jesrad) pour qu'il continue à l'écouter.
Problématique : Comment l’homme peut-il reconnaître le bien du mal ?
Faire composer l’introduction :
Zadig de Voltaire se montre comme un conte oriental afin de séduire les lecteurs du XVIIIe siècle, mais c’est pourtant surtout un conte philosophique qui cherche à dégager un enseignement moral. Le chapitre XVIII « l’ermite » est à ce titre emblématique de la réflexion de l’auteur qui médite sur les notions de bien et de mal. En effet, comment reconnaître le bien du mal ? (Pas de plan pour le moment)
Lecture analytique :
Repérer le changement d’apparence de l’ermite, le dévoilement de son identité.
Quelle forme prend le récit ?
Quelle est la forme de discours ?
Quel est l’objectif de l’argumentation explicite de l’ange ?
De quelle philosophie s’inspire Voltaire ?
Quelles réponses l’ange apporte-t-il à Zadig ?
Pourquoi à Zadig uniquement ?
Que veut savoir Zadig ? De quoi s’étonne-t-il ?
Par rapport à la faculté de raison, quelle est la place du destin ? Quelle est la place de l’homme ? Pourquoi y a-t-il le mal ?
Comment réagit Zadig par rapport à l’ange ?
Quel est le rôle de l’ange dans l’œuvre ?
Les procédés argumentatifs de l’ange sont-ils efficaces ? Pourquoi ?
Quel est le genre de l’œuvre ici ? (Apologue)
Faire composer un plan :
I. Un apologue au cœur du conte :
A. Le personnage de l’ange vient éclairer Zadig dans son apprentissage.
B. Un exemplum qui fait réfléchir en profondeur.
C. La nécessité du mal. La philosophie de Leibniz.
II. L’argumentation permet de tirer un enseignement moral.
A. Un dialogue philosophique : questions et réponses.
B. Les procédés de la conviction.
C. le changement de point de vue de Zadig.
Donner la conclusion :
Dans Zadig, Voltaire insère un apologue où l’ange Jesrad apprend à Zadig la nécessité du mal grâce à des exemples proposés par l’ermite. La philosophie de Leibniz est reprise par l’être surnaturel qui montre que l’homme ne sait pas tout et ne peut pas juger sans savoir. Le dialogue se fait enseignement moral, et l’argumentation convainc Zadig que tout est nécessaire, que la destinée de l’homme éprouve les hommes justes. Le cynisme de cet enseignement délivré brutalement fait contrepoint à la réflexion progressive de Candide qui tire la même morale de ses errances.
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